Quand j’ai rencontré Clémence à Louvranges, elle avait déjà parcouru un long chemin.
Elle avait fui la Guinée après la mort de son mari. Sa belle-famille l’accusait d’être responsable de sa mort et la menaçait.
Je n’ai pas vu ce qu’elle avait vécu là-bas.
Mais j’ai vu ce que cette histoire avait laissé derrière elle.
Des nuits agitées.
Des cris dans son sommeil.
Des vertiges, des maux de tête.
Des souvenirs qui se mélangeaient lorsqu’elle essayait de raconter son histoire.
Et pourtant, raconter était essentiel. Pour faire reconnaître ce qu’elle avait vécu.
Pour faire valoir ses droits.
À Louvranges, j’ai vu des personnes prendre le temps. Écouter.
L’aider à retrouver des repères et l’accompagner dans ce qu’elle traversait.
Peu à peu, les souvenirs ont retrouvé leur place. Les mots sont revenus.
J’ai vu Clémence défendre ses droits.
Elle a finalement obtenu le statut de réfugiée en Belgique, Mais obtenir une protection ne met pas fin à un parcours.
Il lui reste une vie à reconstruire.
Une suite à imaginer.
À Louvranges, j’ai vu la force de Clémence.
Une femme que la violence avait bouleversée, sans parvenir à l’arrêter.
Humanity is Unstoppable.
Aux Logis de Louvranges, Caritas accueille des femmes et des mères en demande de protection internationale dont le parcours nécessite un accompagnement spécifique. Elles y bénéficient d’un accompagnement psychosocial et juridique adapté à leur situation, pour retrouver des repères, comprendre et faire valoir leurs droits et préparer la suite de leur parcours.